Du vin d’hibiscus pour protéger l’environnement
Interviews/ Découverte

Du vin d’hibiscus pour protéger l’environnement

Je m’appelle Victor DOSSOU KOHI, un homme qui a plusieurs casquettes et qui s’installe passionnément, lentement et sûrement dans l’agroalimentaire notamment dans la production des Vins à base de l’hibiscus sabdariffa, communément appelé Bissap, Roselle, oseille de Guinée, karkadé selon les régions.

Comment en êtes-vous arrivé à la production du vin de bissap ? 

RA: Véritablement passionné de vins, mes recherches quant aux vins importés m’ont conduit à la conclusion selon laquelle ils contiennent quelques conservateurs qui seraient cause d’allergie pour certaines personnes de nos jours. Alors j’ai décidé d’améliorer le vin naturel de Bissap que je faisais à usage domestique depuis plus d’une décennie.

Grâce à mon Master obtenu à Pigier en Management des Entreprises j’ai essayé de structurer mon entreprise officialisée  » Relève d’Afrique », dénomination inspirante voire évocatrice mettant en exergue notre énorme défi contemporain et futur.

C’est l’occasion de remercier sincèrement ceux qui ont cru en moi depuis les premiers essais et ceux qui mettront leur foi en nos produits.

Bien que les recherches se poursuivent pour l’amélioration continue des Vins de Bissap, nous sommes pour l’instant fiers et confiants de la pénétration du marché et l’acceptation des vins de Bissap  » Le Vainqueur » car le consommateur recherche un rapport qualité-prix. Mais les personnes qui ont accepté de faire ce parcours avec moi ne le regrettent pas aujourd’hui.

Combien de saveurs de vin, proposez-vous sur le marché ?

RA: Pour  le moment, nous avons :

  •  2 variétés :

.  Le rouge

.  Le blanc

  • 2 saveurs :

.  Le moelleux 8,5%

.  Le Demi-sec 12,5%

  •  2 formats ou contenances

. 75cl

. 250ml

Quels sont les ingrédients phares qui entrent dans le processus de fabrication du vin ? 

RA: Nous utilisons essentiellement le Bissap rouge et blanc, l’eau, le sucre ( par captalisation pour produire le taux d’alcool recherché), sans oublier le ferment.

Comment assurez-vous la vente de vos produits et quelle catégorie de personnes s’y intéressent ?

RA: Notre chaîne de distribution s’appuie sur certains supermarchés de la place et sur les réseaux sociaux. Notre principale niche est constituée par l’adorable gent féminine et les jeunes qui passionnent le moelleux.

Quelles sont les difficultés liées à votre secteur d’activité ?

RA: La difficulté primordiale est de faire adopter les Vins de Bissap aux vinophiles qui cherchent souvent à les comparer aux vins importés, mais qui ne regrettent point quand ils les essayent. Ils oublient que les vins importés ont fait leur parcours. Alors il faut que les consommateurs nous permettent d’effectuer le nôtre, avec eux, pour leur mieux-être. En effet, nous utilisons une matière première en adéquation avec notre environnement et nos produits sont surtout sans conservateur chimique. 

En outre, à l’instar des PME, nous avons besoin d’accroître la capacité de notre chaîne de production puisque la demande prend son ascension. Bien que les moyens financiers soient insuffisants, nous faisons de notre mieux pour donner de la qualité aux consommateurs car leur satisfaction constitue notre Prestige.

Quels sont les projets de Relève d’Afrique ?

RA: Nous avons d’énormes projets que je voudrais taire en attendant. Notre préoccupation majeure est d’être un leader en matière de vins . Nous envisageons également être une entreprise sociale en volant au secours des dialysés grâce à un pourcentage que nous prélèverons sur

chaque vente.

Si votre marque était un animal, lequel serait-il et pourquoi ?

RA: Une fourmi qui est un animal petit, discret,patient, laborieux, persévérant et qui peut terrasser habilement un éléphant.

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